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Témoignages : devoir expliquer son métier à son entourage

Témoignages : devoir expliquer son métier à son entourage

26 May. 2021
2 min

Il y a des métiers plus simples que d’autres à comprendre ou à visualiser. Parfois, il n’y a rien à faire, on a le sentiment de passer son temps à essayer d’expliquer en quoi consiste notre travail à ceux qui ne le comprennent pas. Parce que le métier est récent, parce qu’il est trop technique ou simplement parce qu’on s’y prend mal pour en parler. Voici le témoignage de femmes qui ont rencontré des difficultés pour expliquer leur métier à leurs proches.


Nora, développeuse d’applications web

Nora a commencé sa carrière comme documentaliste dans une boîte de production télévisuelle. À ce moment-là, son travail est limpide pour son entourage. “Globalement, tout le monde comprenait que je travaillais à la préparation de cette émission. C’était facile à expliquer, simple pour en discuter aussi bien avec mes proches que des inconnus.” Après douze ans, l’émission pour laquelle elle travaille s’arrête et elle en profite pour se reconvertir. Une formation en ligne de 18 mois plus tard, elle devient développeuse d’applications web. “J’étais très fière d’obtenir un poste dans une agence créative presque immédiatement après l’obtention de mon diplôme. Et là ce qui a été le plus difficile, c’est d’expliquer à mes grands-parents ce que je faisais désormais ! N’étant pas utilisateurs d’appareils électroniques, j’ai passé des heures et des heures chaque fois que je les voyais pour essayer de leur montrer sur mon smartphone et expliquer que je travaillais sur l’aspect technique, là encore à l’envers du décor en quelque sorte. Je pense qu’ils ont fini par s’y faire et désormais je suis un peu plus à l’aise lors des réunions de famille pour en parler.


Édith, journaliste

Édith est journaliste depuis toujours. Elle a d’abord exercé son métier dans une rédaction régionale. “Mes articles étaient signés de mon nom, dans le journal local, c’était très clair pour mon entourage et même source de fierté”. Fatiguée par les conflits internes et en désaccord avec la ligne éditoriale du journal, Édith démissionne cependant au bout de 8 ans de service. Après une longue période de réflexion, elle remet le pied à l’étrier en effectuant des piges pour des médias divers. Voyant que ce rythme lui convient bien mieux, elle décide de s’installer en freelance et multiplie ainsi les expériences plus ou moins longues. “D’un seul coup, mon activité était beaucoup plus variée, j’écrivais aussi bien pour des sites, des magazines, des documentaires. Je m’éclatais beaucoup plus. Sauf que bizarrement, mes proches étaient convaincus que je ne travaillais pas et me parlaient comme si j’étais au chômage. Mon statut de freelance les a complètement perturbés, ils n’étaient pas du tout convaincus. Jusqu’à ce qu'ils se rendent compte que mon train de vie avait en fait augmenté et que j’étais bel et bien occupée.”


Lucy, chief happiness officer

Diplômée d’une école de commerce, Lucy monte les échelons dans une grande entreprise d’agroalimentaire où elle se plaît bien. Au bout de cinq ans dans la boîte, elle est promue à la tête d’une équipe de huit personnes et s’intéresse de plus près aux problématiques de bien-être au travail. “Je participais même à des conférences, des discussions autour du management et plus largement des questions de bien-être au travail. Voyant mon investissement, mon supérieur m’a orientée vers une formation plus complète sur le sujet et ça m’a vraiment plu !” À tel point que Lucy a sauté sur l’occasion lorsqu’elle a trouvé une offre d’emploi de Chief Happiness Officer dans une autre entreprise. “J’étais très enthousiaste de me lancer dans une nouvelle aventure mais alors autour de moi, il a fallu des années pour que mon nouveau métier soit compris. À l’époque, on parlait très peu de ce métier qui est maintenant devenu populaire et mon entourage m’en parlait tout le temps comme si c’était un peu “un bullshit job”. Je pense que c’est simplement la médiatisation récente de ce métier qui a fait comprendre à ma famille et mes amis que j’avais un vrai métier, de réelles missions ! Depuis je peux en parler davantage, c’est beaucoup plus agréable.


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