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Syndrome de l’imposteur : le repérer pour mieux le dompter

Syndrome de l’imposteur : le repérer pour mieux le dompter

17 Sep. 2021
3 min

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Le syndrome de l’imposteur peut être particulièrement handicapant lorsqu’on envisage une reconversion professionnelle, car il entame profondément la confiance en soi. Qu’est-ce que le syndrome de l’imposteur, comment se manifeste-t-il et comment lutter contre ? Nos conseils pour en finir avec ce véritable complexe d’infériorité.

Le syndrome de l’imposteur, un complexe d’infériorité

Le syndrome de l’imposteur se définit comme une atteinte de la confiance en soi impliquant de minimiser sa réussite. Ce trouble consiste à se dénigrer et culpabiliser, générant de la honte et de l’anxiété, mais surtout la peur de tromper tout le monde et celle d’être démasqué. Un autre élément typique de ce syndrome est le fait d’attribuer sa réussite à la chance ou à d’autres facteurs externes (les autres, le timing, l’argent, etc.).

Le terme a été inventé par deux psychologues en 1978. Après avoir analysé 150 femmes diplômées, exerçant de prestigieux métiers et reconnues pour leurs compétences, elles ont découvert que celles-ci ne considéraient pas avoir réussi. Elles attribuaient leurs résultats à des facteurs externes, pensant être surestimées et craignant que les autres s’aperçoivent de la supercherie.

Aujourd’hui, les psychologues reprochent au terme syndrome de faire référence à une pathologie, ce que le sentiment d’imposture n’est pas. Ils préfèrent parler d’expérience passagère ou transitoire, mais n’en contestent pas moins son ampleur, notamment dans la vie professionnelle.

Un mal fréquent dans le monde professionnel

70 % des personnes dans le monde souffrent ou ont déjà souffert d’un sentiment d’imposture. Ce malaise est favorisé par des facteurs personnels, comme le stress, le manque de confiance en soi, l’anxiété ou un complexe d’infériorité. Mais il est aussi lié à des facteurs externes tels que la pression sociale, la surcharge de travail, l’environnement de compétition, le management ou l’inadéquation des objectifs.

Ce sentiment d’imposture apparaît particulièrement lors de périodes de transition : premier diplôme, premier poste, nouveau cursus, promotion importante. Selon certains psychologues, il peut également toucher plus facilement des profils spécifiques tels que :

  • les étudiants, universitaires, chercheurs, créatifs, qui sont enclins à la comparaison dans leur parcours ; 
  • les personnes qui réussissent très jeunes, les aînés de fratrie poussés à réussir et les enfants de parents brillants ;
  • les personnes qui accèdent à leur voie par des passerelles ;
  • les minorités sociales ou encore les entrepreneurs qui disposent de peu de retours sur leur travail pour s’apprécier à leur juste valeur.

Selon certaines psychothérapeutes, les femmes souffriraient davantage de ce syndrome, car elles subissent une plus forte pression sociale, sont sous-représentées dans des postes à responsabilités et sont soumises à de nombreuses injonctions contradictoires intériorisées. Toutefois, d’autres études indiquent que les hommes seraient également concernés, mais l’exprimeraient moins facilement à leur entourage.

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Savoir reconnaître le syndrome de l’imposteur

Le sentiment d’imposture est un trouble qui crée de l’anxiété, un dénigrement de soi et une grande culpabilité. Il repose sur 3 piliers principaux : 

  • la peur de tromper le monde ;
  • la peur d’être démasqué ;
  • la minimisation de son succès en l’attribuant  à la chance, au hasard ou à d’autres facteurs externes.

Cela provoque un malaise chez la personne qui en souffre  et deux types de réactions opposées :

  • se réfugier dans un travail acharné et dans une recherche de perfection avec un épuisement à la tâche et un risque de burnout ;
  • se décourager, en sous-estimant ses capacités avec une tendance à la procrastination.

Dans les deux cas, le sentiment d’incompétence est renforcé, engendrant un cercle vicieux.

La bonne nouvelle, c’est que ce syndrome n’est pas un état permanent, mais une réaction à différents facteurs concomitants. Elle finit généralement par se résoudre d’elle-même lorsqu’on sait l’identifier, qu’on en parle autour de soi ou grâce à quelques astuces.

Savoir lutter contre le syndrome de l’imposteur

Puisque le sentiment d’imposture témoigne d’un manque de confiance en soi, la première étape est de savoir l’identifier ! Ensuite, il s’agit d’apprendre à s’apprécier à sa juste valeur, sans dénigrer ses résultats, sans rechercher la perfection et en étant indulgent avec ses erreurs. Pour cela, il faut savoir accepter les compliments et les garder en mémoire, quitte à les noter pour les utiliser lorsqu’on recommence à se convaincre qu’on n’est pas à la hauteur.

Un autre exercice intéressant consiste à tenir un journal de bord dans lequel on liste et on accepte ses réussites dans tous les domaines, en se détachant de la comparaison. Ce journal permet de régulièrement questionner son dialogue intérieur et d’identifier son sentiment d’imposture.

Parler de ce malaise avec son entourage, mettre des mots sur ce sentiment est ce qui permet le plus souvent de dissiper ses fondements. Et ça fait prendre conscience que l’on n’est pas seul dans ce cas !

Vous souffrez aussi de ce syndrome de l’imposteur? Lorsqu’on se lance dans un projet de reconversion professionnelle, la réalisation d’un bilan de compétences peut être un bon moyen de le contrer pour de la comparaison et du regard des autres et valoriser ses talents.

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