Crise : un an de galères mais aussi d’apprentissages

Crise : un an de galères mais aussi d’apprentissages

03 Feb. 2021
3 min

L’année qui s’est écoulée a été pour beaucoup d'entre nous synonyme de galères en tout genre: Chômage partiel, confinement avec école et travail à la maison, crise économique, risques sanitaires et autres réjouissances inattendues. Mais si on peut facilement noircir le tableau des douze derniers mois, on peut aussi faire le point sur ce que cette année nous a appris malgré ses hauts et ses bas: des apprentissages importants tant sur le plan personnel que professionnel. 

Magali, l’adversité

Magali a créé son entreprise de conseil juridique il y a deux ans. Forte de ses débuts prometteurs, elle a recruté une équipe de sept nouvelles personnes juste avant le début de la crise. Puis tous ses plans ont été bousculés : “Honnêtement, mes débuts dans l’entrepreneuriat étaient presque trop beaux pour être vrais. Tout semblait fonctionner comme je l’avais imaginé en démarrant. Quand la crise a frappé, je venais d’embaucher pour passer à la vitesse supérieure. L’arrêt soudain de notre activité a donc été très stressant et complexe à gérer pour la survie de la boîte.”

Malgré de nombreuses frayeurs, Magali réalise que c’est la première fois de sa carrière qu’elle doit réellement faire face à l’adversité. Petit à petit, cela lui donne même des ailes : “Je me suis rendue compte que j’avais toujours été plutôt préservée de situations difficiles dans ma carrière. C’est la première fois que j’avais à gérer une situation de crise, avec la responsabilité de mes employés en sus. Ça n’a pas été de tout repos et entre deux migraines, j’ai parfois eu envie de tout abandonner mais j'ai aussi découvert une forme de persévérance et d’ingéniosité qui n’avaient jamais été mises à l’épreuve jusqu’à présent. Maintenant, je suis plus sereine de savoir que je peux faire face à des obstacles et tenir bon, ces apprentissages me seront très utiles pour la suite de ma carrière et de ma vie aussi.”

Fatia, l’empathie

Fatia tient son poste de manager dans la branche communication d’un grand groupe depuis presque cinq ans. Lors du premier confinement, elle doit orchestrer le télétravail de toute son équipe. Elle raconte : “Forcément, cette expérience de confinement a fait tomber les barrières avec mes collaborateurs qui jusqu’à présent me considéraient surtout comme la cheffe, la supérieure. En télétravail, nous avons tous fait face à des situations délicates, les enfants dans les parages, des proches malades, des voisins à secourir ou aider. On a donc dû composer avec les aléas de chacun et j’ai réalisé qu’habituellement je n’étais peut-être pas suffisamment à l’écoute.” 

Au fil des semaines, les relations deviennent de plus en plus informelles et Fatia gagne en empathie pour son équipe et leurs circonstances individuelles. “C’est vraiment ce que j’ai retenu de cette période compliquée et lorsqu’on est tous revenus au bureau avec ces apprentissages en nous, il y avait quelque chose de plus léger, nous savions que nous pouvions compter l’un sur l’autre dans les moments difficiles aussi et ne pas juste les ignorer une fois passée la porte de l’entreprise.”  

Angela, le travail d’équipe

Angela a démarré sa carrière de graphiste en freelance pour la bonne raison qu’elle se sent plus efficace et créative lorsqu’elle travaille de manière indépendante. Cependant, après quinze ans de freelancing, une opportunité en CDI se présente à elle et elle saute le pas afin de se décharger de la dimension administrative et prospective de son activité. “En fait, c’est un client pour lequel je travaillais régulièrement depuis plusieurs années qui m’a proposé d’internaliser mes services au sein de son entreprise. Un peu angoissée par ce nouveau challenge, j’ai démarré fin 2019.” 

Les premiers mois, Angela a tendance à travailler seule dans son coin et certains collègues commencent à lui reprocher. “Puis, pendant le confinement, les journées étaient rythmées par des visiocall afin de cadrer notre travail. L'ambiance était assez détendue et les idées fusaient. Du coup, je me suis prise au jeu, j’ai mis de côté mes a priori et j’ai accepté de travailler avec une approche plus collective. Je pense que ça a été très bénéfique pour moi d’une part mais aussi pour notre travail, car nous avons bouclé de magnifiques projets dont nous avons pu ensuite partager la fierté !”

Même si l’injonction à trouver du positif en toute occasion est parfois agaçante, on peut reconnaître que les plus grosses galères peuvent être source d’apprentissages. Surtout lorsque l’on est forcé de travailler dans des conditions inédites qui floutent la frontière entre le pro et perso et que l’on partage soudain des angoisses nouvelles avec ses collaborateurs.

Se former pour avancer.

Changez de cap et devenez consultante certifiée en gestion de carrière grâce à notre formation reconnue par l'Etat.

Je découvre la formation