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Témoignage : Georgia, d’opticienne à digital nomade

Témoignage : Georgia, d’opticienne à digital nomade

27 Jan. 2021
2 min

Depuis un an, le contexte n’a pas semblé propice à la réalisation de grands projets. Bien que certains aient été forcés de considérer une nouvelle carrière professionnelle, d’autres auraient pu jouer la carte de la sécurité en maintenant leur situation et en attendant que l’orage passe. Préparée un peu avant la crise, Georgia a sauté le pas de sa reconversion inattendue pendant le premier confinement pour devenir digital nomade. 

Quel a été votre parcours avant de devenir digital nomade ?

Initialement, j’avais une grande appétence pour les métiers de la santé. Malheureusement, après deux ans et un échec au concours de médecine, j’ai dû envisager autre chose. Je me suis naturellement tournée vers le paramédical et j’ai découvert l’optique. Après trois ans d’études, j’ai accumulé les expériences dans divers magasins d’optique avec à l’époque l’ambition d’ouvrir un jour mon propre commerce. 

Qu’est-ce qui a appelé ce changement chez vous ? 

Les relations ont souvent été compliquées avec mes chefs, même si j’aimais mon métier en soi, je déplorais l’ambiance et les conditions de travail. Lors de ma dernière expérience, ma cheffe était censée me promouvoir pour que je prenne les rênes du magasin à mi-temps lorsqu’elle n’était pas là. Malgré de nombreux rendez-vous pour faire le point et en discuter, il s’est avéré que ce n’était que des promesses en l’air et finalement la découverte qu’elle avait aussi des relations assez toxiques avec le reste des collaborateurs. 

En parallèle, cela faisait plusieurs années que je montais des dossiers pour postuler à des offres et éventuellement ouvrir ma propre franchise. Seulement, je vivais déceptions sur déceptions car chaque fois les promoteurs étaient arrêtés dans leur projet pour diverses raisons. Psychologiquement, j’étais un peu à bout. Enfin, mon compagnon qui avait lancé son activité en freelance depuis presque deux ans, commençait à avoir des envies de nomadisme. 

Comment avez-vous préparé cette transition ?

J’en ai beaucoup discuté avec mon compagnon. Son rêve était de devenir 100% digital nomade et d’en profiter pour s’enrichir de voyages et d’expériences à l’étranger. J’étais tentée même si j’avais peur de regretter en quittant complètement le monde de l’optique. Surtout, j’avais besoin de repartir à zéro et de trouver une activité qui puisse se gérer à distance en digital nomade. Que faire ? 

Après beaucoup de recherches, j’ai décidé de démarrer une formation en développement web. Les six mois que durait la formation allaient être notre temps de préparation pour économiser et faire des plans avant de se lancer ! Heureusement, ce choix a été le bon puisque j’ai adoré ma formation et je suis vraiment tombée en passion pour le développement. Comme je voulais partir en ayant déjà quelques clients, j’ai vite proposé mes services plus ou moins bénévolement afin de me constituer un portfolio. Mes projets ont plu et j’ai ainsi trouvé mes premiers clients juste avant de partir. 

Quelles sont exactement vos missions désormais ?

Je suis développeuse web front end, c’est-à-dire que je suis spécialisée dans la création de sites et plateformes internet. La bonne surprise c’est que mes clients sont très variés, de la grande entreprise au particulier qui veut se lancer dans un side-project. Je dois ajouter qu’en parallèle de ces missions, j’anime beaucoup mes réseaux sociaux pour à terme limiter le temps que je passe à prospecter et que les clients viennent à moi de manière plus fluide. C’est donc relativement nouveau pour moi mais j’y prends goût et comme mon compagnon est plus expérimenté à ce niveau, il m’aide et me conseille beaucoup. Je profite vraiment de son expérience aussi, ce qui est génial. 

Après quelques mois en tant que digital nomade, où en êtes-vous ? 

Nous sommes sur les routes depuis près de 8 mois. Après avoir passé du temps en Afrique, nous envisageons désormais de nous envoler pour l’Amérique du Sud. Beaucoup de personnes pensent que l’on ne peut pas voyager en période de Covid mais en réalité, il faut simplement s’adapter aux restrictions et beaucoup de destinations sont ouvertes. Au-delà de ces expériences culturelles, je démarre l’année 2021 avec un nombre de clients satisfaisant et la conviction que ce nouveau mode de vie me correspond donc c’est plutôt positif ! 

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